Qui suis-je ?
Quiterie Bertrou, Spécialiste troubles du comportement alimentaires (TCA)
Je me suis sentie tant de fois incomprise en exposant ma situation aux théoriciens des addictions ou de la psychologie qui n’avaient pas côtoyé ces symptômes. Cette phrase me glaçait : « Il faudra faire avec. Mais à force vous arriverez à vous contrôler ».
Je ne retenais pas grand-chose de mes entretiens avec les thérapeutes, si ce n’est l’impression d’un fossé, pour ne pas dire d’un gouffre qui se creusait. J’ai donc commencé à me former à une multitude d’approches (EFT, hypnose, PNL, bioénergie, acupression et j’en passe). Chacune de ces expériences me rapprochait de moi mais mon regard restait tourné vers l’extérieur (l’outil, le thérapeute, la méthode). Je me comparais sans cesse à mieux et à pire.
J’ai passé des années à fréquenter le mal-être et l’angoisse, à penser que les choses s’arrangeraient lorsque j’aurai atteint un objectif, validé une formation ou terminé une thérapie.
Après l’obtention d’un bac avec mention, j’ai imaginé me sentir mieux en devenant pharmacienne. Mon diplôme en poche et mon mal-être persistant, j’ai poursuivi ma quête de reconnaissance en intégrant une grande école de commerce (l’ESSEC Business School).
J’ai gardé ce cap scolaire tel un matelot en pleine tempête, pensant que, destination atteinte, je pourrai enfin devenir quelqu’un. J’ai cru que mes angoisses s’apaiseraient et que ma vie ne serait que joie. Je cherchais désespérément une méthode qui me permettrait de poursuivre la voie à laquelle je m’étais subordonnée, mais en me débarrassant des symptômes.
Il n’en fut rien et j’ai dû traverser nombre de tsunamis. La vie me ramenait sans cesse à des situations similaires dans lesquelles je rejouais les mêmes rôles sans en avoir conscience. « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » a démontré Lavoisier. On ne peut échapper à ce que nous n’avons appris à aimer car l’Amour est l’essence de la vie. Ce n’est que bien plus tard que je l’ai intégré. Bien loin de sa version Hollywoodienne, il est la somme de polarités opposées et complémentaires.
J’ai de la gratitude aujourd’hui pour toutes les expériences qui m’ont permis de sortir de ce coma.
C’est ce REVEIL que je souhaite vous aider à vivre. Chaque individu a la capacité de transmuter ses blessures et croyances pour être en harmonie avec soi, en paix avec l’extérieur, et matérialiser la vie de ses rêves.
Cette quête de joie m’a amené doucement sur le chemin du Bonheur.
Je le parcours encore, aujourd’hui et pour le reste de mes vies. Plus je suis au diapason de mes valeurs intrinsèques, moins les symptômes se manifestent. Le bonheur passe, selon moi, par l’appréciation consciente du juste équilibre des polarités de la vie. Tout ce que nous réprimons (l’anti-valeur), nous finirons par l’exprimer par compulsion. Tout ce que nous cherchons à éviter, nous le rencontrerons. Car on ne peut échapper à ce que nous n’avons pas appris à aimer. Tout ce que nous jugeons (l’anti-valeur) nous finirons par le créer, l’attirer, le devenir. Nos symptômes ne sont qu’un rappel à une réorganisation intérieure.
